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Interviews

15e jour - Conférence de presse de la direction du tournoi - dimanche 10 juin 2007

Interview vidéo


Version écrite

M. VILLOTTE.- Mesdames et messieurs, bonjour. Merci d'être présents pour cette conférence de presse assez traditionnelle d'après tournoi, pas tout à fait d'après tournoi d'ailleurs, puisque de grands matches sont en train de se jouer, aussi bien pour les juniors que la finale de cet après-midi. J'excuse l'absence du Président de la Fédération, qui est retenu par des obligations protocolaires en relation avec le match de cet après-midi.

Nous avons souhaité tenir cette conférence de presse pour tirer un premier bilan de l'édition 2007 des Internationaux de France. Sont présents à cette tribune, à ma droite Dominique BAUD, directeur chargé de la coordination et de l'organisation générale du tournoi, à ma gauche Stéphane SIMIAN, qui assume les responsabilités ô combien essentielles de la direction sportive du tournoi. Je salue, dans la salle -et ils pourront répondre aux questions que vous auriez à leur poser- les principaux directeurs responsables des départements du tournoi : Frédéric Longuepée pour tout ce qui est billetterie et administration générale du tournoi ; Michel Gratch pour les relations médias du tournoi ; Gilbert Foulon pour toute la gestion technique du tournoi, et l'on sait que cette gestion technique a été beaucoup sollicitée, notamment les deux premiers jours du tournoi, en raison des intempéries.

Le tournoi 2007 peut être qualifié de grand succès populaire. Nous n'avons jamais accueilli autant de spectateurs dans l'enceinte de Roland Garros. Près de 450.000 spectateurs auront assisté à cette édition 2007 des Internationaux de France. C'est un chiffre très important. C'est aussi un nombre maximum de spectateurs. Nous n'avons pas l'ambition de le dépasser, en tout cas, tant que les installations et l'étendue, la superficie des installations du stade resteront en l'état. C'est une question de respect pour le public. Pour autant, les Internationaux de France doivent rester un grand succès populaire. Il n'y a pas de grand événement sportif qui puisse perdurer sans être aussi un grand succès populaire. C'est la raison pour laquelle nous pensons utile, nécessaire et indispensable de nous étendre sans que nous ayons d'ambition démesurée en termes d'accroissement du nombre de spectateurs. Il s'agira, à l'avenir, d'accueillir le public dans de meilleures conditions de fluidité. Aujourd'hui, ce sont plus de 100.000 demandes spontanément qui s'expriment et que nous ne pouvons satisfaire. Nous espérons donc à l'avenir pouvoir y répondre dans le cadre du projet d'extension. L'ensemble des objectifs économiques du tournoi a été atteint pour l'édition 2007, qu'il s'agisse des recettes liées aux relations publiques ou aux partenariats, aux produits dérivés ou encore aux retransmissions télévisées.

Le chiffre d'affaires du tournoi se situera aux alentours de 120 M€. Je vous rappelle que l'intégralité des marges du tournoi est réinvestie dans le développement du tennis français, qu'il s'agisse du développement des ligues, des comités ou des clubs, qu'il s'agisse de la politique sportive conduite par la direction technique nationale ou, plus généralement, de la vie fédérale. Une part de ces bénéfices est également réinvestie pour améliorer et mettre à niveau les installations du Stade Roland Garros. Cette organisation des Internationaux de France est à nos yeux doublement exemplaire, car son succès populaire est assis sur le développement de la pratique. Plus d'un tiers des spectateurs sont des licenciés de la Fédération française de tennis et l'immense majorité de ceux qui assistent aux internationaux de France sont des pratiquants. Cela permet de constater, d'année en année, une très grande qualité de ce public, qui est un public de connaisseurs, chaleureux et respectueux des valeurs du sport. Une organisation également exemplaire car, comme je vous l'ai dit, ces résultats participent directement en totalité au développement du tennis en France. C'est donc assez improprement que l'on parle de "bénéfices", puisque ces marges sont réinvesties.

Dans l'attente de l'opération d'extension du stade, qui nous permettra, nous l'espérons, de jouer sur des installations étendues et modernisées pour les Internationaux de France 2011, les investissements vont être consentis pour maintenir au plus haut niveau d'exigence les actuelles installations. C'est ainsi que, dès la fin du tournoi, la tribune C du court Central Philippe Chatrier va être démolie, puis reconstruite et modernisée pour être plus accueillante et respectueuse de la magie du court Central. C'est ainsi que, 80 ans après le premier match joué sur le Central, les quatre tribunes du court Philippe Chatrier auront été entièrement rénovées en 2008.

Un grand succès populaire, mais également, deuxième point de cette édition sur lequel je souhaiterais insister, c'est sa dimension internationale. C'est le plus grand événement sportif récurrent à dimension internationale. L'édition 2007 a été retransmise dans 214 pays ou territoires. Ce sont ainsi 3 milliards de téléspectateurs qui potentiellement peuvent accéder aux 6500 heures de retransmission du tournoi, dont plus de 72 % en direct. C'est, parmi les quatre tournois du Grand Chelem, celui qui bénéficie de la dimension de la retransmission plutôt internationale la plus importante. Et il nous faut saluer la qualité, cette année notamment, de la diffusion qui a été effectuée par les chaînes américaines. Cette retransmission internationale est rendue possible grâce au remarquable travail de production des images effectué par France Télévision, notamment en haute définition. Nous émettons sans doute pour un événement sportif un des plus beaux signaux. Roland Garros n'échappe pas, par ailleurs, à l'évolution des tendances observées en matière de retransmission. C'est ainsi que les spectacles sportifs sont de plus en plus regardés sur des supports électroniques diversifiés, qu'il s'agisse de l'Internet ou des appareils mobiles. Aujourd'hui, le nombre de pages consultées sur le site Internet du tournoi a augmenté de plus de 6 % par rapport à l'édition 2006. Le taux d'audience constaté en France sur les chaînes hertziennes a légèrement souffert de l'absence de Français en deuxième semaine. Le bilan des retransmissions du tournoi est très favorable à l'international, stable en Europe et en légère régression pour des raisons climatiques et de présence de Français en deuxième semaine, en France.

Je vais donner la parole à Stéphane Simian pour le bilan sportif du tournoi. Puis, nous répondrons à vos questions. Avant, je voulais saluer la présence de Stefan Fransson et le remercier encore de la qualité de la supervision de l'arbitrage effectué sur ce tournoi et qui fait que ce tournoi se déroule dans d'excellentes conditions sportives. Un grand merci à vous.

M. SIMIAN.- Mesdames, Messieurs, bonjour. Le bilan sportif du tournoi est une nouvelle fois remarquable, malgré les intempéries qui ont perturbé le début des Internationaux. C'est dans ces circonstances difficiles que l'on mesure l'importance d'un Sunday start instauré la première fois l'an dernier. Cette journée supplémentaire de compétition nous a permis, malgré les deux premiers jours pluvieux, de rattraper rapidement le retard accumulé. Grâce à cette journée supplémentaire, on a pu garantir une journée de repos à la grande majorité des participants et une équité sportive intacte. Le mardi 29 mai, nous avons programmé 82 matches sur 18 courts. C'est un record à Roland Garros. Soixante d'entre eux étaient masculins. Je tiens, comme l'a exprimé Jean-François, à féliciter Stefan Fransson et toutes ses équipes qui ont accompli un travail remarquable durant toute la quinzaine. Sunday Start est très important à plusieurs titres. Il nous offre une latitude de programmation pure importante, mais aussi au tournoi, aux joueurs et au tennis en général une exposition supplémentaire.

Même si le bilan sportif des Français est mitigé, on peut se réjouir des résultats de Gaël Monfils, du très beau parcours d'Olivier Patience, qui a fait un très beau tournoi sur le Lenglen contre Jankovic et la confirmation du talent de Marion Bartoli, qui devrait s'installer durablement dans le Top 20. Enfin, la superbe victoire de Nathalie DECHY dans le double mixte. La présence aussi de Alizé Cornet dans la finale des juniors qui va se dérouler dans quelques instants. On peut espérer une deuxième victoire française. L'absence de Tatiana Golovin qui, au vu des récents résultats, était une des meilleures chances françaises du tournoi, a été très préjudiciable au tennis français. Tout comme le manque de préparation d'Amélie Mauresmo, dont l'opération de l'appendicite ne lui a pas permis de préparer ce tournoi dans les meilleures conditions.

Deux mots sur Richard Gasquet. On peut être sûr que l'expérience douloureuse qu'il a vécue au deuxième tour lui sera profitable pour l'avenir. Je reviens sur la performance des joueurs étrangers. Elle a été remarquable puisque nous avons eu en demi-finale les 4 meilleurs joueurs mondiaux au classement de lundi. Au prochain classement ATP, les 4 demi-finalistes du tournoi seront aux 4 premières places. Du côté féminin, 7 des 8 meilleures joueuses étaient présentes en quarts de finale. C'est un résultat tout à fait remarquable et les tout meilleurs mondiaux étaient présents dans les phases finales du tournoi.

Concernant le tournoi handisport, pour une première édition ce fut une très grande satisfaction, avec la présence des tout meilleurs mondiaux. Les deux numéros 1 mondiaux ont remporté le titre. Je souligne la très belle performance de Florence Gravellier qui a sérieusement menacé et Esther Vergeer en finale. Quand on sait que cette dernière est invaincue depuis 451 matches, le match qu'elle a effectué en finale est absolument remarquable.

Un point rapide sur les contrôles anti-dopage. 182 contrôles antidopage ont été diligentés pendant la quinzaine. C'est beaucoup plus que l'an dernier, puisque l'on en avait fait 157. C'est une amélioration sensible dont on se réjouit. On va continuer à travailler en collaboration avec l'ITF pour essayer d'augmenter plus encore les contrôles.

M. VILLOTTE.- Sur les contrôles antidopage, outre le fait qu'ils ont été en augmentation, je rappelle que, à partir des quarts de finale, il y a une recherche systématique d'EPO à partir de tests sanguins et qu'en amont des quarts de finale, un certain nombre de tests urinaires pour la recherche EPO sont effectués de façon aléatoire. Ainsi, le panel des produits et des procédés interdits recherchés est le plus large et le plus étendu possible.

Tels sont les éléments factuels que nous souhaitions vous communiquer. Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions, qu'il s'agisse de Dominique Baud, de Stéphane Simian ou des directeurs présents.

Q. D'ici à 2011 et l'éventuel avancement des travaux, que comptez-vous faire pour que les allées soient plus possibles pour circuler ? Surtout en journée de mauvais temps, c'est désespérant, même pour la sécurité des gens.

S'agissant du marché noir aux abords du stade, je n'ai vu cela ni à Wimbledon, ni en Australie, ni à l'US Open. La police est là mais ne fait rien. On est agrippé par les gens, et cela de vient indécent.

M. VILLOTTE.- Concernant le marché noir, il y a deux voies d'amélioration de la lutte que l'on souhaite voir se mettre en place.

La première voie n'est pas de notre responsabilité, malheureusement, mais je crois qu'il va falloir faire en sorte que le marché noir soit un délit et non pas passible d'une simple contravention. C'est le seul moyen efficace en matière de répression pour contenir, voire diminuer le marché noir qui est effectivement attentatoire à l'image du tournoi. Il faut à l'avenir, et c'est un sujet législatif, durcir la réglementation française pour lutter contre le marché noir.

La deuxième piste est de notre responsabilité cette fois-ci. Nous pensons que l'une des voies de lutte contre le marché noir, c'est le billet électronique, aller au-delà des 20 % de billets électroniques que nous avons atteints cette année. Lorsque l'immense majorité de la billetterie sera traitée sous forme électronique et qu'il s'agira de venir au stade avec un billet que l'on aura émis et l'obligation de justifier de son identité, alors, je pense que nous aurons lutté efficacement contre le marché noir. Cette deuxième piste, nous allons l'intensifier encore pour que, à l'occasion de l'édition 2008, un plus grand nombre de billets soient émis sous forme de billetterie électronique. 20 % cette année, il y a des marges de progression. Le système a été testé cette année sur un très grand nombre de billets, cela fonctionne. Nous allons donc nous lancer dans cette intensification de la billetterie électronique. C'est sans doute la meilleure réponse à apporter à la lutte contre le marché noir.

S'agissant du projet d'extension et de la fluidité de l'actuel stade, un mot du projet d'extension. Vous avez rappelé que l'objectif est de disposer, en 2011, d'installations étendues pour desserrer les contraintes d'organisation du tournoi, et aussi pour pouvoir bénéficier d'un nouveau central avec un toit rétractable de sorte que, même s'il pleut, nous puissions assurer une programmation plus importante de matches, par respect du public, mais aussi par respect des joueurs. C'est une question essentielle pour nous. Ce n'est pas une question économique. C'est une question de rang et de prestige du tournoi. Il n'y a jamais de situation acquise. Si l'on veut, à terme, que le rang international et que la renommée du tournoi soient préservés et développés, il nous faut desserrer les contraintes d'organisation du tournoi sur une superficie plus étendue. L'objectif n'est pas, d'ailleurs, d'accueillir beaucoup plus de spectateurs ; il est d'accueillir dans de meilleures conditions le public, d'assurer une meilleure programmation des matches et d'assurer une meilleure retransmission de ces matches. L'objectif n'est pas un objectif économique. Il s'agit d'assurer le rayonnement et le rang du plus grand événement sportif international récurrent de la France. Cela ne veut pas dire que, d'ici 2011, nous n'allons pas travailler à des voies d'amélioration de l'accueil du public. Je l'ai indiqué, notre objectif n'est pas de dépasser le nombre de spectateurs, nous sommes absolument conscients que ce nombre est un nombre plafond aujourd'hui, en l'état des installations. Nous allons regarder de quelle façon nous pouvons mieux couvrir un certain nombre de voies de circulation dans le stade et nous allons lancer, cette année, des études de conception sur des points de détail d'accueil du public. Il nous faut être plus vigilant sur des points de détail. Nous avons à repenser, éventuellement, une partie du mobilier, de sorte que le public puisse trouver davantage d'occasions de s'asseoir, de se reposer, de déambuler plus facilement et, probablement, de lutter mieux contre les intempéries. Ce travail de débriefing des conditions d'accueil du public sera engagé dès la fin de ce tournoi pour que, d'ici à 2011 et avant l'installation, nous puissions améliorer les conditions d'accueil du public. Pour nous, c'est essentiel, car cela donne une image importante du tournoi. Nous allons nous y employer.

Q. A propos de l'accueil du public, là où il y a l'accueil des sponsors, cette année, des travaux ont été faits. C'est épouvantable, pour entrer ou sortir, c'est pire qu'avant. Il faudrait revenir à ce que qui était fait anciennement car là, il y a une petite cage avec les hôtesses et les loges et il est impossible de pénétrer ou de sortir.

M. VILOTTE.- C'est une réflexion engagée, notamment sous l'égide de Frédéric Longuepée qui a cette responsabilité de l'accueil du public de la billetterie. Nous allons réfléchir avec les services techniques et la sécurité, peut-être à un plus grand nombre de points d'accès au stade pour diminuer la pression, notamment, la première semaine.

Q. (Journal du Maroc.) Malgré le nombre croissant de contrôles antidopage, les résultats, qu'on le veuille ou non, restent opaques.

M. SIMIAN.- Un rappel : depuis le 1er janvier de cette année, la Fédération internationale organise l'ensemble des contrôles antidopage dans le tennis. Tous les contrôles qui sont effectués dans le tennis sont sous la responsabilité de la Fédération internationale, que ce soit aussi bien sur l'ATP, la WTA, les Grands Chelems ou les rencontres de Coupe Davis et de Fed Cup. L'ensemble de ces contrôles est testé et envoyé au laboratoire de Montréal. Il y a donc une cohérence et une consistance dans l'ensemble des contrôles. Il y a une transparence totale puisque tous les résultats sont communiqués à Wada et tous les résultats du tournoi de Roland Garros seront communiqués à notre Président.

Q. C'est tout près, Châtenay-Malabry plutôt que Montréal.

M. VILOTTE.- Entre 2006 et 2007, il y a eu une importante modification de la législation concernant la lutte antidopage. La législation française a pris acte de l'existence aujourd'hui de l'agence mondiale antidopage qui est le "gendarme" international de la lutte contre le dopage. L'ensemble des contrôles antidopage sur les manifestations internationales est aujourd'hui de la responsabilité des fédérations internationales, sous le contrôle de l'agence mondiale antidopage. On peut tout à fait faire confiance à l'agence mondiale antidopage pour exercer la plénitude de ses responsabilités de gendarme de lutte antidopage, puisqu'il y a eu ce changement de réglementation. Avant, en 2006, les contrôles étaient effectués sous la responsabilité des autorités françaises. Il y avait un monopole d'analyse sur le territoire français entre les mains du laboratoire de Châtenay-Malabry. Depuis 2007, la responsabilité est entre les mains de la fédération internationale ; les fédérations internationales du tennis, comme celles des autres sports, peuvent faire analyser les produits dans les laboratoires de leur choix à la condition, et c'est une condition essentielle, qu'ils soient accrédités par l'agence mondiale antidopage, qu'ils répondent donc aux critères de qualité de l'agence mondiale et que le spectre des produits qui est recherchée soit homogène d'un laboratoire à l'autre.

L'ITF a souhaité confier l'ensemble de l'analyse des échantillons des 4 tournois du Grand Chelem à un même laboratoire, afin qu'il y ait une homogénéité d'analyse. Ce laboratoire est celui de Montréal, c'est un laboratoire de grande qualité scientifique qui travaille en relation très étroite avec celui de Châtenay-Malabry. Il a été choisi par l'ITF car il a fait la meilleure proposition commerciale et scientifique. Nous espérons, car nous sommes Fédération française qu'à l'avenir, le laboratoire de Châtenay-Malabry puisse candidater et obtenir l'analyse des échantillons d'ITF. C'est à lui de le faire dans le cadre de ses relations avec l'ITF, mais nous sommes pleinement rassurés sur la qualité de l'analyse du laboratoire de Montréal.

C'est d'ailleurs un des laboratoires qui travaillent le plus en relation étroite avec Châtenay, notamment en matière d'EPO.

Q. Concernant l'extension, le site du nouveau central sera-il forcément une annexe à proximité ou réfléchissez-vous à d'autres projets, un dôme quelque part ?

M. VILLOTTE.- Nous réfléchissons aujourd'hui -nous faisons plus que réfléchir parce que des études techniques ont été conduites tout au long de l'année 2006- à l'extension du stade Roland Garros porte d'Auteuil, sur un terrain qui est le stade Georges Hébert. C'est un site de deux hectares, qui présente deux avantages extrêmement importants. Le premier est que c'est une extraordinaire porte d'entrée sur le tournoi à Paris. Il est situé porte d'Auteuil, à côté des moyens de transport. C'est un site de deux hectares qui n'est distant que de 500 mètres du site principal, une distance inférieure à celle qui sépare le court n° 1 des courts derrière le Suzanne Lenglen. Ce site présente ces deux avantages.

En 2006, en relation avec les services techniques de la Ville de Paris, notamment l'Agence parisienne d'urbanisme, nous avons vérifié que le programme envisagé était compatible avec la dimension et les caractéristiques du terrain. Les études sur ce point sont positives. Nous savons que ce terrain peut accueillir un central de 15.000 places avec un toit rétractable et deux courts annexes couverts, en terre battue, pouvant accueillir du public. Cette extension pourra servir, en relation avec les Internationaux de France, à desserrer les contraintes d'organisation de Roland Garros et être utilisée dans le cadre de tournois indoor. Nous pensons naturellement à la relocalisation du BNP Paribas, qui se joue aujourd'hui à Bercy.

Une fois les études techniques réalisées, il nous appartient -nous sommes en relation avec la Ville sur cette question- de lancer un concours international d'architecture pour trouver la meilleure réponse architecturale à la question posée en termes de programmation. Cette démarche est importante. Il faut que ce soit un concours international d'architecture de grande qualité. Nous souhaitons apporter la preuve que c'est non seulement nécessaire pour nous, mais un projet utile pour l'aménagement du secteur de la porte d'Auteuil. Nous sommes persuadés que cette extension aura un effet de valorisation du secteur, et non l'inverse. La meilleure façon pour apporter cette démonstration est de demander aux plus grandes équipes d'architecture internationales de répondre à la question posée. Ainsi, nous pourrons concerter avec les riverains et démontrer que cette réponse est nécessaire pour nous et utile pour l'aménagement du secteur.

Parce que nous avons ouvert une concertation avec les associations de riverains, le tournoi que nous jouons sur les installations actuelles et sur les installations étendues est le même tournoi. Cela signifie que nous allons desserrer les contraintes d'organisation, que nous n'allons pas jouer un tournoi plus important et que, par voie de conséquence, nous allons diminuer les nuisances, et non l'inverse. C'est un sujet important. Cela ne doit pas être simplement de l'ordre du déclaratif. Il faudra le démontrer, le prouver, l'expliquer. C'est une démarche que nous avons engagée.

Notre objectif n'est pas, avec cette extension, d'accueillir un nombre exponentiel de spectateurs. Il s'agit de mieux accueillir, de mieux organiser. C'est l'objet. En le faisant sur un site plus large, plus étendu, cela desserre les contraintes et diminue les nuisances. C'est ce travail de démonstration que nous allons effectuer. C'est normal et naturel. Nous le ferons au terme du concours international d'architecture.

Q. Pour revenir sur l'opacité des contrôles anti-dopage, sait-on aujourd'hui quand les 182 contrôles fourniront les résultats ? Avoir un nouveau laboratoire change-t-il les délais ?

M. VILLOTTE.- Cela ne change rien quant au délai d'analyse. Le laboratoire de Montréal s'est engagé vis-à-vis de l'ITF sur les mêmes délais que le laboratoire de Châtenay-Malabry pour l'édition 2006 du tournoi. Comme l'a rappelé Stéphane, les résultats d'analyses sont communiqués par le laboratoire de Montréal non seulement à la Fédération de tennis, mais à l'Agence mondiale anti-dopage. C'est la garantie de la transparence de la procédure. Le délai moyen d'analyse est d'une dizaine de jours. Dix jours après le tournoi, l'Agence mondiale anti-dopage et la Fédération internationale de tennis sauront ce qu'il en est de la positivité ou non de certaines analyses.

Les évolutions internationales, notamment l'Agence mondiale anti-dopage, la convention internationale de l'UNESCO, puisque, avant la ratification de la convention internationale de l'UNESCO, l'Agence mondiale anti-dopage n'avait pas d'assistance juridique dans l'ordre international… C'était une structure qui n'était pas reconnue par les Etats.

Depuis la Conférence internationale et la convention qui s'en est suivie à l'UNESCO, depuis la ratification de cette convention, dont la France, il y a une reconnaissance juridique par les Etats de l'AMA. L'AMA est en mesure de jouer ce rôle de gendarme et de garantir la transparence, quelles que soient les disciplines, des analyses conduites dans les laboratoires accrédités par elle.

Q. Après un délai de dix jours, vous parlez de transparence. Je prends l'exemple de cet après-midi. Un des deux grands champions est positif. Allez-vous l'annoncer ou non à la presse ? C'est ce que j'appelle la transparence. J'ai pris un exemple, je n'ai pas accusé.

M. VILLOTTE.- Je comprends votre question. Je vais y répondre de façon simple et directe : il appartient à la Fédération internationale et à l'Agence mondiale anti-dopage de communiquer. Si c'était une compétition nationale, ce serait l'Agence française contre le dopage qui le ferait. Là, c'est de la responsabilité de l'Agence mondiale anti-dopage.

En matière de délai de communication, il existe une procédure respectueuse de la qualité de l'analyse et des droits de la défense. Une première analyse porte sur l'échantillon A. Une contre-analyse est faite sur l'échantillon B. Cette contre-analyse est entourée de conditions de procédure transparente et contradictoire. C'est au terme de cette contre-analyse sur l'échantillon B que la positivité est confirmée ou non.

Je ne pense pas que l'Agence mondiale anti-dopage se privera, quelle que soit la discipline, de la possibilité de communiquer pour lutter contre le dopage.

Merci beaucoup et bonne finale à tous !





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